Un public à la fois geek et bobo.
Des sourires, des applaudissements, des vannes, de la bonne ambiance.
Du ukulélé, des wiimote, du Guitar Hero, des bulles de savon, des choristes à la chorégraphie ô combien travaillée, et une "première partie" qui n'en était pas une au talent proportionnel à la beauté (et c'est une très jolie demoiselle).
Oui, je fais des notes courtes en ce moment, mais c'est toujours mieux que rien. Quoique...
Bref, tout ça pour dire que Japan Expo, ça va être trop bien, je pourrai voir les démonstrations du club de karaté de l'ASPTT Orléans. Et jouer au backgammon. Et apprendre la danse Bollywood. You-hou.
Certes, je pourrais vous dire que Japan Expo commence jeudi en 8, que ça va être monstrueux, que sur ce coup là, on déconne pas, y a les grands invités, les grands media, les grands concerts, blablabla
Je pourrais vous faire remarquer le nombre de reportages florissant sur les chaînes hertziennes touchant au Japon, à sa (pop) culture et sa croissance exponentielle au cours des cinq dernières années sur le marché français.
Mais non.
J'ai juste une information capitale à prendre en tête à quelques jours de l'événement.
Dites les gens, j'y pense, puisque vous n'avez vraiment rien à faire de vos journées (la preuve : vous êtes là), ça vous dérangerait de jeter un oeil là-dessus SVP ?
Pis de communiquer le plus possible à toute personne un minimum décalée pour faire des mots fléchés aux définitions inspirées par la mangasse. Ou sur votre blog. Ou les forums que vous fréquentez.
Mieux. Achetez-le. C'est pas souvent que je fais de la pub pour AnimeLand quand il sort, mais là, celui-ci, avec son jeu de plateau formidable, ses charades débiles, ses jeux de réflexion, ses quiz, ses articles légers, il vaut son pesant de cacahuètes. Créé à la fois dans la joie (les vannes ont fusé) et la douleur (le bouclage a été tendu), il a moyen d'en amuser plus d'un(e). Sans compter les kadé à gagno. Et on espère que le résultat soit largement positif pour avoir l'opportunité d'en faire un second du même genre.
Merci à vous, vous êtes formidables, sauf toi là-bas, au fond.
Bonjour Mademoiselle. Bonjour Madame. Bonjour Monsieur. Je vais t'expliquer un mot que tu entends beaucoup à la télé, à la radio, dans les journaux, mais dont tu n'as pas encore saisi la signification.
Le "geek" (prononcer guik), pour toi, est un être étrange. Différent. Mais en fait, ils sont différents les uns des autres aussi, ce qui ne simplifie pas la chose.
Il y a ceux qui aiment les dessins animés (japonais ou non), ceux qui aiment les jeux vidéo (japonais ou non), ceux qui aiment les bandes dessinées (japonaises ou non), ceux qui aiment monter des maquettes (de robot ou non), ceux qui aiment les jeux de rôle (PnP ou non)...
Mais en fait, leur seule différence commune à tous, c'est que quand on leur rétorque que leur passion est bizarre parce que "ça n'existe pas", ils répondent "Et alors ?"
C'est vrai, hein, on le sait bien.
Un lutin vert dyslexique du verlan qui se bat avec un sabre-laser, ça n'existe pas.
Une boule de poils à grands yeux qu'il ne faut pas exposer à la lumière, ni mouiller, ni nourrir après minuit, ça n'existe pas.
Un plombier à salopette rouge et à moustache qui se bat contre des tortues volantes, ça n'existe pas.
Un petit garçon à la queue poilue, qui tripote les filles, a un bâton qui grandit et donne de bonnes branlées en cherchant des boules, ça n'existe pas.
Quatre tortues humanoïdes nommées d'après des peintres du quattrocento qui mangent de la pizza et apprennent le kung-fu de la part d'un rat en peignoir rose, ça n'existe pas.
Un hobbit, ça n'existe pas.
Et c'est pour ça que c'est beaucoup plus intéressant. Mais il y a autant de différence entre un animefan et un rôliste qu'entre... un collectionneur de timbres et un collectionneur de boîtes de camembert. Uniquement au lait frais si le rôliste fait du GN.
Voilà. Un geek, c'est quelqu'un qui peut avoir trouvé des centres d'intérêt dans "le monde réel" (y en a qui font du sport, d'autres de la musique, voire les deux !) mais tous prennent leur pied devant des mondes qui n'existent pas, en toute connaissance de cause, avant de retrouver le morne quotidien. C'est tout.